Jeudi 28 mai 2009

 

Née à Rome le 9 novembre 1902, Mafalda, de son vrai nom Anna Maria Elisabetta Romana de Savoie, est la fille de Victor-Emmanuel III d’Italie et d’Hélène, princesse de Monténégro. Elle épouse le 23 septembre 1925 au château de Racconigi prés de Turin, Philippe de Hesse-Cassel, dont la compromission avec le régime national-socialiste ne fait aucun doute. Il n’est pas le seul d’ailleurs à l’intérieur des grandes dynasties de l’aristocratie allemande à jouer la carte hitlérienne. Le Führer saura puiser dans ce milieu, comme dans celui des affairistes, des soutiens fidèles et peu regardants.

 

Philippe de Hesse-Cassel rassemble à lui seul les « tares » de la soumission au pouvoir perdu. Plus enclin aux Beaux Arts qu’au fait militaire, celui-ci pourtant déambule dans les rues vêtu d’un uniforme kaki barré d’une croix gammée sans équivoque. Peut-on en attendre moins de celui qui gagne le respect de Hitler en lui ouvrant les arcannes du parti fasciste italien, et en organisant un marché d’objets précieux rendu possible par sa proximité avec la famille royale italienne. Mafalda, impliquée par son lien avec l’aristocrate allemand devenu le serviteur des nazis, garde tout de même ses distances avec Hitler et ses sbires. Au point que Hitler ne cache guère son agacement et ses griefs contre celle qu’il baptise vulgairement la « charogne de la maison royale italienne » !


Mais en juillet 1943, l’échiquier italien est balayé. Mussolini destitué, Victor-Emmanuel III noue de nouvelles   alliances politiques, alors que du point de vue militaire, les Alliés se servent de la Sicile comme marche pied avant d’envahir l’Italie. Le 8 septembre, c’est la capitulation.

  1995 – Série  des événements historiques de la seconde guerre mondiale : portrait de Mafalda de Savoie – Dentelé 14 x 13½ - Pays émetteur : Italie – Valeur faciale : 750 lires.

 

S’estimant trahi, Hitler lance immédiatement les représailles contre la famille de Mafalda. Si leurs enfants trouvent refuge au Vatican, Philippe de Hesse-Cassel, lui, est placé en résidence surveillée en Bavière. Le 23 septembre 1943, Mafalda tombe dans un piège en se rendant à l’ambassade d’Allemagne en Bulgarie, alors qu’elle assiste aux funérailles de son beau-frère, le roi Boris III. Ramenée à Berlin, victime de mauvais traitements et en particulier d’interrogatoires « musclés », elle est finalement transférée dans le camp de Buchenwald. Albert Speer commentera ainsi le destin du couple : « L’arrestation du prince et de sa femme venait rappeler à tous ceux qui comme eux étaient les proches de Hitler, qu’ils s’étaient irrémédiablement jetés dans ses griffes […] et que Hitler pouvait recourir à la même méthode vile et sournoise pour épier tous ceux de son entourage et leur réserver un sort identique, sans qu’ils aient la moindre possibilité de se justifier ».

 

Le 24 août 1944, les Alliés bombardent une usine de munitions implantée dans l’enceinte du camp. Mafalda se trouve à cet instant dans un bâtiment adjacent, et subit avec ses camarades l’attaque de plein fouet. On dénombrera plus de 400 morts sous les décombres parmi les déportés. Mafalda n’a pas été épargnée. Blessée mortellement au cou et au bras dont elle sera amputée, elle décède dans la nuit du 26 au 27 août des suites des hémorragies subies, sans avoir repris connaissance.

 

            La famille royale italienne n’eut connaissance de la mort de Mafalda qu’en 1945 avec les investigations des forces alliées. Philippe de Hesse-Cassel décédera quant à lui en 1981.

Par Michel C. - Publié dans : philatélie et mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Lundi 11 mai 2009

            Danielle CASANOVA, née PERINI Vincentella, voit le jour à Ajaccio le 9 janvier 1909, et décède dans le camp d'Auschwitz - Birkenau le 9 mai 1943.


 Portrait paru dans le journal L'HUMANITE le 8 septembre 1944


           
Arrivée en 1927 à Paris pour ses études en chirurgie dentaire, la jeune étudiante corse adhère à
l’Union Fédérale des Etudiants, engagée avec conviction dans l’action politique et sociale. C’est là quelle rencontre son futur époux, Laurent Casanova. Devenue « Danielle » en 1928, elle assume avec courage les responsabilités qui lui sont confiées, jusqu’à son élection en février 1934 à la nouvelle direction des Jeunesses communistes dont elle assurera le succès grandissant. Enfin, le 26 décembre 1936 se déroule à Paris le congrès inaugural de l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), dont Danielle assume d’emblée le secrétariat général. Ce congrès est l’occasion pour elle d’exhorter « toutes les sœurs antifascistes, toutes les amies de la liberté et de la paix » à se dresser ensemble contre l’ennemi désigné. Moderne et visionnaire, elle y affirme même : « la conquête du bonheur pour la femme est liée à son libre épanouissement dans la société, condition nécessaire du développement du progrès social ».

 

            En septembre 1939, l’interdiction qui frappe le Parti communiste la pousse dans la clandestinité, alors qu’une véritable chasse à l’homme est engagée par la police française, la nouvelle alliée de la Gestapo. Danielle n’en demeure pas moins active, structurant les premiers comités féminins en région parisienne, développant la presse clandestine avec Pensée libre et La Voix des femmes, ou organisant les Bataillons de jeunesse, armés par le Parti communiste.

 

            Victime d’un vaste coup de filet le 15 février 1942 alors qu’elle ravitaille Georges Politzer, philosophe français d’origine hongroise, proche de la direction du parti, elle est interrogée pendant de longues semaines à la préfecture de police avant d’être emprisonnée à la Santé le 23 mars 1942. Livrée par la suite à la Gestapo le 9 juin, elle rejoint le Fort de Romainville le 24 août, geôle qu’elle ne quittera que le 24 janvier 1943, date de sa déportation vers le camp d’Auschwitz. 230 otages constituent son convoi. 230 femmes âgées de 17 à 69 ans dont seules 49 survivront. Parmi ses camarades se trouvent Marie Claude Vaillant-Couturier, Simone Sampaix, et Charlotte Delbo.

 

            Entassées à soixante dix par wagon, elles résistent pendant trois jours au froid, à l’obscurité, à la soif et à la promiscuité. Dés son arrivée le 27 janvier, le groupe prend la direction du block 26 à Birkenau sauf Danielle qui quitte ses amies, répondant à la sollicitation d’une surveillante SS à la recherche d’une dentiste pour le Revier, l’infirmerie. Comme ses camarades, elle se voit tatouer sur le bras gauche une nouvelle identité : pour elle, le numéro matricule 31655.

 

            Sa trajectoire particulière place sur son chemin des déportées communistes ayant eu connaissance de ses activités politiques en France. On lui confie alors des informations clés sur le fonctionnement de ce camp abominable, ainsi que sur l’organisation de la résistance à l’intérieur même de son enceinte. De la sorte, elle apporte une aide précieuse à ses compatriotes malades, aide morale faite d’encouragements dans l’épreuve, mais également aide médicale, en prodiguant des soins malheureusement rudimentaires.

 

            Et la tragique hécatombe se poursuit. Les unes après les autres les camarades disparaissent, victimes des sélections et du gaz, comme Anette Epaud et Line Porcher en février 1943, emmenées au milieu des chants de déportées polonaises, elles aussi désignées pour la mort. Mais aussi victimes de la maladie qui effraye tant les SS, véhiculée dans les camps par les poux qui y pullulent, le typhus. Et dans le block 26, c’est Maï Politzer qui succombe le 6 mars, puis Yvonne Blech, Henriette Schmid, Raymonde Salez et Rose Blanc. Danielle fait de son mieux, mais le combat reste inégal. Il faut un miracle pour Marie Claude Vaillant-Couturier alors qu’en ce mois d’avril 1943, plus de 500 déportées disparaissent chaque jour.

 

            Danielle quant à elle finit par payer de sa vie un engagement et un sens de la solidarité sans faille. Ses innombrables interventions auprès des plus gravement touchées et donc des plus hautement contagieuses l’exposent inéluctablement. Et ce ne sera pas la vaccination réservée bien tardivement pour elle par un médecin chef du Revier intéressé à la maintenir en vie pour sa seule « utilité » qui y changera quoi que ce soit. En une semaine environ, Danielle est emportée par le mal. Elle décède le 9 mai 1943, à l’âge de 34 ans.


 Emission à tirage limité du timbre français rendant hommage à Danielle Casanova.


           
Manca, son amie tchèque du
Revier évoque ainsi le départ de Danielle :

 

«  L’obscurité descendait sur le camp lorsque nous l’avons portée sur son dernier chemin. Ses compagnes étaient venues en grand nombre prendre congé d’elle. Les bouches restèrent muettes et les yeux secs, mais les cœurs saignaient, révoltés. La nuit s’approcha. Nous restions inertes, debout. Dans le silence du camp, le bruit des moteurs devint un cri déchirant. L’obscurité sanglante nous saisit la main et le néant haletant nous enveloppa ».


Par Michel C. - Publié dans : philatélie et mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Mercredi 1 avril 2009

Cette journée du 26 avril sera l'occasion de cérémonies commémoratives organisées à travers l'ensemble du territoire français. Nous désirons dans cet article évoquer un lieu de la capitale qui accueille l'une des manifestations les plus importantes ce jour là, à savoir le Mémorial des Martyrs de la Déportation. Classé monument historique, il est l'objet de nombreuses publications philatéliques pouvant être considérées comme de véritables supports à un travail de mémoire original.

L'Ile de la Cité avec au pied de la cathédrale Notre Dame, le Mémorial des Martyrs de la Déportation.(Photo Phovoir-Images)

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Le Mémorial des Martyrs de la Déportation... ou l'empreinte de notre mémoire.

Etrave immobile d’un navire sans port, le Mémorial des Martyrs de la Déportation demeure invisible à l’œil du piéton distrait. Et malgré tous les efforts du monde, qu’il l’observe de la rive d’en face, ou qu’il la scrute à chaque enjambement de la Seine, rien d’autre sur l’Ile de la Cité ne semble battre que le chœur de Notre-Dame. Pourtant, s’il persévère et s’il s’obstine, il découvrira par lui-même le secret. L’Ile de la Cité a non seulement un cœur, mais aussi… une mémoire !

Quittant en direction de l’Est le parvis de la mythique cathédrale, le visiteur profite sur son chemin d’un ultime bain de vie,  dernier havre verdoyant pour saluer au loin la ville qui grouille et respire. Soumis à la platitude du promontoire îlien, il ne s’imagine pas traverser un pont. Parce qu’en effet, le square de l’Ile de France fait office de pont ! Un pont entre agitation et recueillement. Entre insouciance et conscience.

Pour ce visiteur, le choc est à la hauteur du contraste. Faisant table rase de la verdure, une minéralité horizontale projette jusqu’à la verticale de l’eau son bunker plan et déprimé. S’il s’était agi d’un tombeau, que le repos devait être aisé à
trouver dans les entrailles figées d’un tel mausolée ! Mais voici que surgissent des escaliers enraidis entre leurs falaises de béton, qui sans ménagement ni préliminaire débarquent le visiteur obstiné sur un triangle pavé de silence. En récompense, une lame de ciel bleu azur, un ultime signe de vie.

Dorénavant, plus personne ne peut s’enfuir, ou même espérer. Les murs sont trop hauts, le soupirail trop bas, interdit par une herse aigue et menaçante. Même le bleu du ciel ne parvient plus à trouver son double sur le miroir de la Seine fuyante. Le visiteur devenu lui même prisonnier étouffe, écrasé, oppressé par l’absence d’horizon. Il n’y a aucun avenir possible ici.

Alors perdu pour perdu, il ne lui reste plus qu’à plonger dans la crypte et se confier à la nuit. Il ne peut plus avoir peur, car il est la peur. La peur de ne plus exister pour personne. La peur du néant. La peur de l’oubli. Dans la pénombre de la crypte, il cherche à présent son souffle, son refuge. Là personne pour hurler sur son dos. Pas de chiens assassins. Pas de schlague. Et à la lumière renaissante sur la rétine assagie, il se découvre autre, seul au milieu de la multitude, ou multiple au milieu de la solitude.

L’obscurité n’était donc qu’un leurre, une carapace contre l’oubli, l’assurance de la sauvegarde des preuves. Qui viendra jusque là en aura la certitude. Ces murailles, ces pierres, ces lames, ces
marches, ces cendres, ce silence, rien de tout cela n’est vide de sens. Tout attise une flamme qui jamais ne s’éteindra, la flamme d’une mémoire universelle, la seule qui permette au visiteur de retourner en paix, à la lumière de la ville et de la vie.


 

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            Le Mémorial des Martyrs de la Déportation est situé dans le 4e arrondissement de Paris, à la pointe Est de l’Ile de la Cité. Georges-Henri Pingusson fut l’architecte auquel le Réseau du Souvenir confia le projet. Ce Mémorial commémore le souvenir des déportés français dans les camps nazis (1941-1944), quel que soit le motif de leur déportation. Deux cent mille bâtonnets de verre rappellent aux visiteurs le nombre de victimes. Symboliquement, il abrite les cendres d’un déporté inconnu provenant du camp du Struthof, seul camp de concentration situé sur le territoire français.  

 

            Le Mémorial fut inauguré par le Général de Gaulle le 12 avril 1962, et classé monument historique dans sa totalité par arrêté le 23 novembre 2007.

 

 

Photo Henri Boussel
Par Michel C. - Publié dans : mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Mercredi 11 mars 2009

C'est à l'âge de 13 ans que Thomas Geve plonge dans l'enfer concentrationnaire nazi. Issu d'une famille juive berlinoise coupée en deux aprés le départ du père vers l'Angleterre, Thomas échappe à son arrivée à Auschwitz (juin 1943) à la sélection pour la chambre à gaz, et rejoint un groupe de jeunes déportés utilisés sur des chantier de maçonnerie. Il parviendra à survivre malgré ces travaux de forçat.

En janvier 1945, à l'approche des troupes russes, il connaît à 15 ans les marches de la mort et leur cortège de souffrances, puis le camp de Gross-Rosen, et enfin Buchenwald. Libéré en avril, Thomas Geve reste quelques semaines supplémentaires dans le camp, victime d'un état de santé extrémement préoccupant. Et c'est dans cette période qu'il réalise avec des moyens dérisoires, un ensemble de 79 dessins, véritable "reportage-témoignage" sur la vie d'un enfant dans les camps.

                                 L'épreuve de la sélection. Thomas est séparé de sa mère. Il ne la reverra plus.

                             L'épouvantable faim.

Cette oeuvre fait l'objet de nombreuses présentations et expositions à travers le monde, les originaux des dessins ayant été légués par l'auteur au centre Yad Vashem en Israel. Elle est actuellement présentée en exposition temporaire à la Maison d'Izieu (01) jusqu'au 3 mai ( voir rubrique Agenda ci-contre).

                           Le 11 avril 1945: la liberté retrouvée.

Vous pouvez retrouver l'ensemble de ces dessins sur le catalogue de l'exposition:
"Il n'y a pas d'enfants ici - Dessins d'un enfant survivant des camps de concentration" de Thomas Geve.
Chez Jean-Claude Gawsewitch Editeur (2009)
Par Michel C. - Publié dans : art et mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Jeudi 5 mars 2009

Je mets en ligne le message que j'ai adressé personnellement à l'espace Encan à La Rochelle pour protester contre la programmation du dernier spectacle "J'ai fait l'con" de Mr Dieudonné, qui à l'occasion de sa présentation au Zenith à Paris, avait servi sur un plateau au négationniste Faurisson un espace de communication inadmissible. Pourtant, d'autres scènes sont susceptibles de recevoir ce spectacle, avec le même risque de voir sortir de sa boite Mr Faurisson. Citons les rendez vous suivants:

- à La Rochelle (17), le 17 avril 2009
- à Saint Julien les Metz (57) le 23 avril
- à Toulouse (31) le 25 avril
- à Bourges (18) le 5 mai

Nous vous engageons à contacter ces organisateurs afin de les interpeler, et les amener à la déprogrammation de ce spectacle, au vu des doutes sur le contenu du message qu'il véhicule. De notre côté, nous avons entrepris de sensibiliser le Ministère de la culture sur cette problématique, afin que soit dorénavant facilitée la déprogrammation unilatérale d'un spectacle du fait de ce doute sur la teneur du message de l'artiste. Les organisateurs se sont trop souvent cachés derrière un "je ne savais pas" ou plutôt "je ne décide pas du contenu du spectacle", vous avez le singe qui se met les mains sur les yeux, la bouche et les oreilles. Cette attitude est une insulte à la mémoire, et aux témoins, et leurs défenseurs. Mme Nathalie Durand-Deshayes, directrice de l'Espace Encan de la Rochelle doit être encouragée dans sa position de déprogrammation du spectacle. Alors faisons lui part de notre position de désapprobation par email à:   info@larochellecongres.com

 

Voici la teneur du message que nous lui avons adressé ce jour:

" Je vous contacte aujourd'hui afin d'évoquer le spectacle de Mr Dieudonné programmé le 17 avril à l'espace Encan. Fils de déporté, engagé dans le travail de mémoire, avec de nombreuses associations (AFMD, Amicale du camp d'Oranienburg-Sachsenhausen, LICRA, Ensemble pour la Paix), je vous encourage à déprogrammer le spectacle "J'ai fait le con" de Mr Dieudonné. Nous avons contacté le Ministère de la Culture pour que des mesures facilitatrices soient proposées dans de tels cas, afin que les organisateurs ne patissent pas d'une décision d'annulation comme celle qu'il vous appartient de prendre aujourd'hui. Je souhaite que Mme Nathalie Durand-Deshayes confirme la position que rapporte le journal Sud Ouest dans son édition du 4 mars. Nous espèrons que de nombreux messages vous parviendront pour appuyer votre position de déprogrammation du spectacle de Mr Dieudonné. A titre personnel, j'ai particulièrement apprécié votre position concernant les salariés. Il est envisageable que parmi eux, certains peuvent être concernés de trés prés par les sujets (mal)traités par Mr Dieudonné. On peut imaginer le malaise de certains d'entre eux d'entendre des propos négationnistes dans le cadre de leur travail, alors que peut être dans leur chair, dans leur famille, il y a des séquelles indélébiles de cette période dramatique. Je vous signale que les enfants des témoins dont je suis sont loin d'être des "anciens combattants grincheux" comme certains ont pu le croire. Personnellement j'ai 47 ans, je suis un actif, abonné à La Coursive, et je sais ce que l'on peut attendre d'une programmation responsable. Vous comprendrez donc notre vigilance vis à vis de votre prise de position.
En vous remerciant de l'attention portée à mon message.
Veuillez agréer nos salutations les plus respectueuses".

Voici par ailleurs le lien qui vous amène à l'article du Journal Sud Ouest:

http://www.sudouest.com/charente-maritime/actualite/article/519314/mil/4239295.html?L=0%3D90b2b28d84%3D6a3e9f2507&cHash=5878a3e4c7

Par Michel C. - Publié dans : négationnisme - Communauté : Passeurs de mémoire
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Présentation

N'effacez pas leurs visages !

Marcel Lascoumes - Camp d'Oranienburg-Sachsenhausen-Matricule 66210

Pour mémoire...

L'oeuvre de Stéphane Brunel a été présentée à la Corderie Royale de Rochefort (17) du 23 janvier au 14 février 2009. Pour prolonger cette exposition et bénéficier des commentaires de Stéphane Brunel sur son oeuvre, visionnez cette vidéo:



Mémoire de l'Espagne Républicaine: collectif indépendant engagé dans la sauvegarde et la transmission de la mémoire de l'Espagne Républicaine (www.memrepublica.org)

Publications du blogueur


Terre ! N'efface pas leurs visages
Aux Editions Atlantica
ISBN 2-84394-905-X


Ali Hope
Chez
Yvelinedition
ISBN  978-2-84668-179-7


Ces ouvrages peuvent être commandés directement auprès de l'auteur (envoi gratuit) sur l'adresse suivante: memoireenliberte@orange.fr

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Les sentinelles de nos consciences

Philatélie des camps

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